Canon de 1834

Le canon en bronze issu de la collection du Musée raconte une histoire mouvementée. En 1830, au moment où la révolution battait son plein en Belgique, la garnison prussienne de la forteresse de Luxembourg voulait empêcher à tout prix que les agitations touchent le Grand-Duché et se préparait à l'urgence. Le ballet administratif entre la direction de l'artillerie de la forteresse, l'assemblée fédérale à Francfort et la fonderie à canons à Karlsruhe une fois terminé, neuf canons de trois livres y furent coulés pour être livrés à Luxembourg en 1834. En 1881, la Compagnie des Volontaires a repris cinq canons dont trois subsistent encore aujourd’hui. Ils ont tiré la dernière fois pour la naissance du Grand-Duc Jean, le 6 janvier 1921.

La manipulation quotidienne de ces armes lourdes constituait un véritable challenge. Elles ne pouvaient être déplacées que par des efforts considérables. Il fallait régulièrement remplacer les affûts en bois fortement sollicités et exposés aux conditions climatiques les plus défavorables.

À Bensheim, non loin de Darmstadt, un nouvel affût pour notre canon a été construit, il y a quelques semaines, conformément aux normes historiques. Après avoir soigneusement mesuré le tube, Dieter Ruppert, brillant menuisier et spécialiste dans la fabrication de roues à rayons, de charrettes, de carrosses, de canons ainsi que dans la restauration de vieilles voitures et de traîneaux, a fabriqué un nouvel affût à roues galbées.

Le canon « Carlsruhe 1834 » sera l’une des pièces phares de l’exposition « Et wor emol e Kanonéier - L’artillerie au Luxembourg », à l’affiche au M3E à partir du 27 juin 2019.

Le canon est démonté au M3E pour le transport à Bensheim.
Dieter Ruppert avec le nouvel affût.
Le nouvel affût rejoint le Musée.
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